Le Corbeau = The Raven cover

Le Corbeau = The Raven

by Edgar Allan Poe

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About This Book

Leather Binding on Spine and Corners with Golden Leaf Printing on round Spine (extra customization on request like complete leather, Golden Screen printing in Front, Color Leather, Colored book etc.) Reprinted in 2022 with the help of original edition published long back [1920]. This book is printed in black & white, sewing binding for longer life, Printed on high quality Paper, re-sized as per Current standards, professionally processed without changing its contents. As these are old books, we processed each page manually and make them readable but in some cases some pages which are blur or missing or black spots. If it is multi volume set, then it is only single volume, if you wish to order a specific or all the volumes you may contact us. We expect that you will understand our compulsion in these books. We found this book important for the readers who want to know more about our old treasure so we brought it back to the shelves. Hope you will like it and give your comments and suggestions. - English, Pages 110. EXTRA 10 DAYS APART FROM THE NORMAL SHIPPING PERIOD WILL BE REQUIRED FOR LEATHER BOUND BOOKS. COMPLETE LEATHER WILL COST YOU EXTRA US$ 25 APART FROM THE LEATHER BOUND BOOKS. {FOLIO EDITION IS ALSO AVAILABLE.} Complete The raven = : Le corbeau / Edgar Allan Poe ; avec adaptation en vers de Marcelin Huc ; orné d'un portrait & de neuf bois originaux gravés par Jack Roberts. 1920 Poe, Edgar Allan, -

6

Chapters

~72 min

Est. Listening Time

English

Language

4.3

Goodreads Rating

LE CORBEAU / THE RAVEN

POËME PAR EDGAR POE

TRADUCTION FRANÇAISE DE STÉPHANE MALLARMÉ AVEC ILLUSTRATIONS PAR ÉDOUARD MANET

PARIS RICHARD LESCLIDE, ÉDITEUR, 61, RUE DE LAFAYETTE

1875

LE CORBEAU / THE RAVEN

Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m'appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié—tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque: soudain se fit un heurt, comme de quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre—cela seul et rien de plus.

Ah! distinctement je me souviens que c'était en le glacial Décembre: et chaque tison, mourant isolé, ouvrageait son spectre sur le sol. Ardemment je souhaitais le jour—vainement j'avais cherché d'emprunter à mes livres un sursis au chagrin—au chagrin de la Lénore perdue—de la rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore:—de nom pour elle ici, non, jamais plus!

Et de la soie l'incertain et triste bruissement en chaque rideau purpural me traversait—m'emplissait de fantastiques terreurs pas senties encore: si bien que, pour calmer le battement de mon cœur, je demeurais maintenant à répéter « C'est quelque visiteur qui sollicite l'entrée, à la porte de ma chambre—quelque visiteur qui sollicite l'entrée, à la porte de ma chambre; c'est cela et rien de plus. »

Mon âme devint subitement plus forte et, n'hésitant davantage « Monsieur, dis-je, ou Madame, j'implore véritablement votre pardon; mais le fait est que je somnolais et vous vîntes si doucement frapper, et si faiblement vous vîntes heurter, heurter à la porte de ma chambre, que j'étais à peine sûr de vous avoir entendu. »—Ici j'ouvris, grande, la porte: les ténèbres et rien de plus. »

Loin dans l'ombre regardant, je me tins longtemps à douter, m'étonner et craindre, à rêver des rêves qu'aucun mortel n'avait osé rêver encore; mais le silence ne se rompit point et la quiétude ne donna de signe: et le seul mot qui se dit, fut le mot chuchoté « Lénore! » Je le chuchotai—et un écho murmura de retour le mot « Lénore! »—purement cela et rien de plus.

Rentrant dans la chambre, toute mon âme en feu, j'entendis bientôt un heurt en quelque sorte plus fort qu'auparavant. « Sûrement, dis-je, sûrement c'est quelque chose à la persienne de ma fenêtre. Voyons donc ce qu'il y a et explorons ce mystère—que mon cœur se calme un moment et explore ce mystère; c'est le vent et rien de plus. »

Au large je poussai le volet; quand, avec maints enjouement et agitation d'ailes, entra un majestueux Corbeau des saints jours de jadis. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s'arrêta ni n'hésita un instant: mais, avec une mine de lord ou de lady, se percha au-dessus de la porte de ma chambre—se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre—se percha, siégea et rien de plus.

Alors cet oiseau d'ébène induisant ma triste imagination au sourire, par le grave et sévère décorum de la contenance qu'il eut: « Quoique ta crête soit chue et rase, non! dis-je, tu n'es pas pour sûr un poltron, spectral, lugubre et ancien Corbeau, errant loin du rivage de Nuit—dis-moi quel est ton nom seigneurial au rivage plutonien de Nuit. » Le Corbeau dit: « Jamais plus. »

Je m'émerveillai fort d'entendre ce disgracieux volatile s'énoncer aussi clairement, quoique sa réponse n'eût que peu de sens et peu d'à-propos; car on ne peut s'empêcher de convenir que nul homme vivant n'eût encore l'heur de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre—un oiseau ou toute autre bête sur le buste sculpté, au-dessus de la porte de sa chambre, avec un nom tel que: « Jamais plus. »

Mais le Corbeau, perché solitairement sur ce buste placide, parla ce seul mot comme si, son âme, en ce seul mot, il la répandait. Je ne proférai donc rien de plus: il n'agita donc pas de plume—jusqu'à ce que je fis à peine davantage que marmotter « D'autres amis déjà ont pris leur vol—demain il me laissera comme mes Espérances déjà ont pris leur vol. » Alors l'oiseau dit: « Jamais plus. »

Tressaillant au calme rompu par une réplique si bien parlée: « Sans doute dis-je, ce qu'il profère est tout son fonds et son bagage, pris à quelque malheureux maître que l'impitoyable Désastre suivit de près et de très-près suivit jusqu'à ce que ses chansons comportassent un unique refrain; jusqu'à ce que les chants funèbres de son Espérance comportassent le mélancolique refrain de « Jamais—jamais plus. »

Le Corbeau induisant toute ma triste âme encore au sourire, je roulai soudain un siége à coussins en face de l'oiseau et du buste et de la porte; et m'enfonçant dans le velours, je me pris à enchaîner songerie à songerie, pensant à ce que cet augural oiseau de jadis—à ce que ce sombre, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau de jadis signifiait en croassant: « Jamais plus. »

Cela, je m'assis occupé à le conjecturer, mais n'adressant pas une syllabe à l'oiseau dont les yeux de feu brûlaient, maintenant, au fond de mon sein; cela et plus encore, je m'assis pour le deviner, ma tête reposant à l'aise sur la housse de velours des coussins que dévorait la lumière de la lampe, housse violette de velours dévoré par la lumière de la lampe qu'Elle ne pressera plus, ah! jamais plus.

L'air, me sembla-t-il, devint alors plus dense, parfumé selon un encensoir invisible balancé par les Séraphins dont le pied, dans sa chute, tintait sur l'étoffe du parquet. « Misérable, m'écriai-je, ton Dieu t'a prêté—il t'a envoyé, par ces anges, le répit—le répit et le népenthès dans ta mémoire de Lénore! Bois! oh! bois ce bon népenthès et oublie cette Lénore perdue! » Le Corbeau dit: « Jamais plus! »

« Prophète, dis-je, être de malheur! prophète, oui, oiseau ou démon! Que si le Tentateur t'envoya ou la tempête t'échoua vers ces bords, désolé et encore tout indompté, vers cette déserte terre enchantée—vers ce logis par l'horreur hanté: dis-moi véritablement, je t'implore! y a-t-il du baume en Judée?—dis-moi, je t'implore. » Le Corbeau dit: « Jamais plus! »

« Prophète, dis-je, être de malheur! prophète, oui, oiseau ou démon! Par les Cieux sur nous épars—et le Dieu que nous adorons tous deux—dis à cette âme de chagrin chargée si, dans le distant Eden, elle doit embrasser une jeune fille sanctifiée que les anges nomment Lénore—embrasser une rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore. » Le Corbeau dit: « Jamais plus! »

« Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin esprit, » hurlai-je, en me dressant. « Recule en la tempête et le rivage plutonien de Nuit! Ne laisse pas une plume noire ici comme un gage du mensonge qu'a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon! quitte le buste au-dessus de ma porte! ôte ton bec de mon cœur et jette ta forme loin de ma porte! » Le Corbeau dit: « Jamais plus! »

Et le Corbeau, sans voleter, siége encore—siége encore sur le buste pallide de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon qui rêve, et la lumière de la lampe, ruisselant sur lui, projette son ombre à terre: et mon âme, de cette ombre qui gît flottante à terre, ne s'élèvera—jamais plus!

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Frequently Asked Questions about “Le Corbeau = The Raven

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Yes. "Le Corbeau = The Raven" is a public domain work from Project Gutenberg. CastReader converts it to audio using AI text-to-speech — completely free, no account or payment needed.

Who wrote "Le Corbeau = The Raven"?

"Le Corbeau = The Raven" was written by Edgar Allan Poe. It is classified as Education, Essays, Fiction, Horror & Gothic, Poetry, Short Stories, Classic Literature, Gothic Literature.

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"Le Corbeau = The Raven" has 6 chapters. Estimated listening time is approximately 72 minutes with CastReader's AI narration.

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"Le Corbeau = The Raven" is in the public domain, so human-narrated versions may exist on LibriVox or Audible. CastReader's AI narration is instant and free — no waiting or subscription required.